29/01/17

Le management par le bien-être en action

La réussite spectaculaire d’ARMOR,  grâce au management par le bien-être devenu leader mondial  dans son domaine

Entre attentes des salariés et obligations des entreprises, le plaisir au travail est devenu un phénomène de société. Manager par le bien-être, c’est possible et c’est bon pour tout le monde !

« Lorsque je suis arrivé chez Armor comme directeur général, on m’avait prévenu : «Les pneus brûlent devant l’usine» », se souvient Hubert de Boisredon. A l’époque, en 2004, l’entreprise, spécialisée en technologies d’impression (1.800 salariés, dont 700 à Nantes), affiche un triste bilan. Chiffre d’affaires en berne, climat social dégradé, locaux délabrés et plusieurs de ses cadres en burn-out.

La cause ? Un patron tyrannique qui exploitait et maltraitait ses employés. « Lors de ma première réunion de direction, tout le monde se dévisageait. C’était la première fois que les cadres étaient invités à partager leurs idées. Jusque-là il leur était interdit de rapporter à leurs pairs ce que le patron leur avait dit en tête à tête. »

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Pour redresser la barre, Hubert de Boisredon opte vite pour un management par le bien-être. Définition de valeurs  communes, mise en place d’une cantine bio et d’une crèche, rénovation des bâtiments, création d’une université  interne, expression libre… Douze ans plus tard, les résultats sont là : Armor est leader mondial des rubans    d’impression pour étiquettes codes-barres et du recyclage des cartouches laser. Et les salariés ont le sourire…
 L’épanouissement fait un carton
Ce patron n’a pas de recette miracle, mais une conviction : une entreprise dont les salariés vont mal court à la  catastrophe.
Le bien-être au travail mobilise depuis plus de dix ans psychologues, sociologues, médecins, écrivains et chefs      d’entreprise …

http://www.challenges.fr/emploi/management/bien-etre-au-travail-pourquoi-la-france-est-a-la-traine_19434

 

 

16/04/13

Les dérives éthiques de notre système de santé et de certains laboratoires pharmaceutiques

Dans le prolongement du dossier que j’ai publié l’été dernier dans l’expansion management revue (« de la crise éthique au changement par le sens »), les dérives éthiques dans notre société font régulièrement la une de l’actualité…

C’est bien évidement le monde politique qui se mets en ce moment en vedette… mais aussi le monde de l’industrie pharmaceutique.

Deux événements m’ont donné envie de partager à nouveau ce thème avec vous.

La dernière conférence de Thierry Jansen à Lyon l’université de médecine, le 23 mars  sur le « défi positif » (voir la bibliographie dans l’onglet partage) et le film d’Arte « maladie à vendre », vidéo plus ancienne que m’a fait suivre une amie … atteinte d’un cancer et doublement révoltée…

Thierry Jansen dénonçait lors de sa conférence, comme beaucoup d’autres, la conception et l’utilisation douteuse du DSM (index des maladies et troubles psychiatriques) élaboré par des scientifiques employés par les laboratoires pharmaceutiques …

Il faut savoir à ce sujet qu’en France, la très grande majorité de la recherche est financée par les labos, comme la totalité de la formation post-universitaire ! Pas étonnant donc que le nombre de maladies soit passé, d’une version à l’autre, de quelques dizaines de troubles, à plus de 400 dans le DSM 4 !  A chaque « maladie » sa molécule, son médicament et son laboratoire. C’est vrai qu’il en faut pour tous le monde !

Voir à ce sujet ci-dessous, la courte vidéo instructive du médecin psychiatre Boris Cyrulnik : « De fausses maladies sont inventées ».

La mort des petits  laboratoires et des leaders engagés de la santé … vers le marketing et la spéculation

Depuis 30 ans les petits laboratoires portés par la vocation de familles dévouées à la cause de la santé, sont rachetés progressivement par les grandes firmes pharmaceutiques. Petit à petit la R & D est délaissée, au profit du marketing, du lobbying et de la spéculation, tous beaucoup plus profitables aujourd’hui que la recherche. Sans aller jusqu’au scandale sanitaire comme celui du médiator, la dérive est malheureusement générale, car systémique.

Le documentaire d’Arte ci-après est à ce sujet consternant.

Fautes d’inventer des médicaments nouveaux et puissants, pour les vraies maladies qui frappent toute l’humanité, comme par exemple le cancer…pour maintenir leurs ventes certains laboratoires pharmaceutiques inventent des maladies qui n’existent pas, à grand renfort de marketing  et de communication dite scientifique, pour produire des médicaments sans efficacité, ce qui na pas d’importance puisque ces maladies n’existent pas !
Ce film – auquel l’industrie a refusé de participer – démonte les mécanismes d’une médecine française totalement sous l’emprise du marché.

Vive les médecines douces et alternatives !

Mais que pouvons-nous faire ?

La bonne nouvelle … c’est que nous sommes tous responsables … et tous capables de faire arrêter ce système.

Ce n’est plus le politique qui aujourd’hui a la pouvoir mais l’information et le consommateur !

Nous disposons aujourd’hui avec une grande facilité de toute l’information nécessaire (sites des journaux médicaux, de données  médicales,  de consommateurs …)  pour endiguer ces pratiques et aider les labos déviants à retrouver le chemin du sens et des valeurs auxquelles nous croyons. Celles du respect de l’homme et du vivant.

Le monde de demain est entre nos mains !

 

 

 

 

24/03/13

Le leadership en 20 questions (suite)

Question 3 : « on met le leadership à toutes les sauces » ! N’est-ce pas aujourd’hui aussi un phénomène de mode ?

Suite des 2 questions précédentes : « la différence entre un leader et un manager » et « quelle définition donner du leader et du leadership ».

Le concept de leadership qui fleurit depuis la fin des années 90 dans les entreprises et les programmes de séminaires est devenu incontournable dans les propos des dirigeants. L’importance et la complexité du sujet et des manières de le traiter ont conduit de très nombreux auteurs à écrire sur le leadership.

Mais il n’y a un phénomène de mode que quand l’imitation nous fait perdre la conscience de notre besoin, et le sens de l’action. C’est aussi vrai parfois pour le leadership. Chaque fois que le leadership ou son développement n’est pas explicitement lié aux enjeux de l’entreprise et donc ne fait pas sens, il y a effectivement phénomène de mode. C’est le cas par exemple des entreprises qui programment à leur catalogue des formations au leadership qui ne sont pas couplées aux enjeux en cours ou de proximité. C’est le cas chaque fois que l’on confond le leadership avec un statut ou un niveau de job dans un référentiel.

Ce phénomène de mode est aussi porté par les écoles de management, les consultants et les théoriciens dont je fais partie !

Mais la mode s’inscrit le plus souvent dans un vrai besoin sociétal. Le leadership constitue une réponse essentielle aux enjeux auxquels doivent faire face les managers et les leaders des organisations actuelles. Nous avons tous besoin de leaders et de leadership aujourd’hui…

Le leader … et notre propre leadership suivent non pas la mode, mais les enjeux de notre époque. Une des composantes incontournables du leadership est de contribuer à donner et à faire émerger le sens des enjeux de son époque. Et si un des enjeux majeurs aujourd’hui est de basculer d’une société de consommation à un nouveau deal plus durable et écologique, alors le nouveau leader nous convaincra de la nécessité pour l’entreprise, du développement durable, d’une nouvelle écologie humaine … et managériale ! Le leadership – et la plupart des leaders politiques l’ont bien compris – doit aujourd’hui porter le combat des combats, celui pour la pérennité de notre planète et du sens de l’aventure humaine…

Question suivante le 10 avril : Pourquoi le besoin de sens devient t-il si prégnant et pourquoi aussi le mettre tant en avant comme remède à tous nos maux ?

11/03/13

« Ethique et entreprise, des premières incitations réglementaires à la quête des nouveaux consommateurs »

(Suite de l’article de l’Expansion Management Review)

L’entreprise capitaliste par essence cherche le profit et c’est avant tout son encadrement juridique ou normatif qui la guide vers l’éthique, mais aussi le positionnement du consommateur.

La réglementation mondiale tardant à s’imposer, l’éthique entre néanmoins timidement en entreprise. Ainsi aujourd’hui les normes de production qualité ISO 26 000[1] intègrent-elles l’éthique dans leur réglementation.

Par ailleurs, depuis quelques années, l’éthique émerge dans certains grands groupes industriels, comme une fonction de l’organisation[2]. Cette fonction est aujourd’hui souvent couplée avec les missions de Développement Durable, voire de « Responsabilité Sociétale de l’Entreprise », quand la mission existe.

Enfin, sont apparus depuis peu des baromètres de l’éthique. Un classement annuel des entreprises les plus vertueuses est ainsi proposé par le cabinet « ETHISPHERE ». [3]

Certains diront que ces démarches sont avant tout marketing, permettant surtout aux industries de se donner bonne conscience et de redorer leur image.

Pour être plus positif, cela montre que, malgré une marge de manœuvre limitée, la question est prise très au sérieux par certaines grandes sociétés.

Mais quelque soit aujourd’hui leur impact réel, ces leviers de développement de l’éthique ont l’intérêt d’être concrets et de disposer d’indicateurs utiles pour intégrer cette dimension au management dans les organisations.

Mais la vraie vigilance en matière d’éthique est aujourd’hui ailleurs. Les entreprises surveillent avant tout attentivement les « nouveaux consommateurs », au cas où nous deviendrions nous aussi plus lucides, plus « responsables » et plus éthiques …[4]

 La suite le 18 mars 2013 : « L’ETHIQUE COMMENCE PAR SOI-MÊME » …


[1] La norme ISO 2600 intègre l’éthique dans ses recommandations

[2] Le groupe SUEZ a été ainsi un des pionniers en ce domaine. « Prévenir les risques éthiques de votre entreprise » ; HB Loosdregt- Ex Dir des programmes éthiques et valeurs de SUEZ- Insep Editions.

[3] Le classement ETHISPHERE des entreprises les plus vertueuses fait la part belle aux anglo-saxonnes. Cette année en France, seuls Schneider Electric et Unibail Rodamco se distinguent (le figaro.fr ; économie).

[4] Etude Ethicity – 2 avril 2012 – « pour 88% des Français, la crise économique devrait être l’occasion de changer de mode de consommation »…