23/12/13

Connais-toi même, et…?

Oui, OK, mais pour quoi faire ! Ça rapporte quoi et combien ! ?

Nous oublions souvent la seconde partie de cette maxime bien connue, attribuée à Socrate, mais dont l’origine est sans doute bien plus ancienne …

Nul besoin de souligner à des amateurs de développement personnel, que la compréhension du facteur humain commence nécessairement par soi-même…

Mais pour traverser notre mutation et continuer à y performer, voire à y subsister, ne faudrait –il pas pourtant « rediffuser » ce principe philosophique, venu de la nuit des temps ?

Et en entreprise, ne peut-il pas aussi nous aider à sortir des jeux égotiques stériles, à nous conduire au delà de l’efficacité personnelle, vers  d’autres « découvertes » ?
Oui, la suite de la maxime (vous l’aviez oublié aussi ?!), c’est : « … et tu connaîtras l’univers et les Dieux » …

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux … »

Et le « mindfullness », la pleine conscience, qui arrivent en entreprise, c’est quoi au juste… ? C’est ça, la « spiritualité laïque » ?

D’après certains historiens des religions[1], « l’inscription « connais-toi toi-même » qui est gravée sur le fronton du Temple de Delphes a connu un succès ininterrompu depuis l’Antiquité jusqu’aux temps modernes. On ignore encore qui est l’auteur de cette maxime. Elle a été attribuée autant à Apollon lui-même qu’à Homère ou Socrate. Une des clés  pour expliquer la postérité de cette devise tient sans doute à l’emploi littéraire qui en fut fait et aux interprétations philosophiques très diverses auxquelles elle se prêtait.

Dans les textes les plus anciens, le principe delphique reçoit une interprétation religieuse, c’est-à-dire qu’il invite l’homme à se reconnaître mortel et non dieu, à éviter les pensées d’orgueil  et à rester soumis à la suprématie de Zeus.

Socrate sera le premier à passer de l’interprétation religieuse à l’interprétation philosophique de « connais-toi toi-même », non sans choquer ses contemporains. Dans le Premier Alcibiade, Platon adopte l’idée fondamentale selon laquelle l’homme doit prendre soin de son âme, doit se connaître d’abord lui-même, avant de chercher à connaître quelque chose de ce qui lui est extérieur ».

Aujourd’hui, ça veut dire quoi ? C’est quoi pour nous, et dans l’entreprise, puisque ce blog est aussi celui du développement personnel en entreprise ?

Connaitre l’univers et les dieux …. Ah bon ? L’univers de la consommation et les dieux du CAC 40, du NASDAQ, des traders et de leurs puissants ordinateurs ?

« Connais-toi toi-même et tu gouverneras ton propre changement ? »
A une époque où l’on dit que « le changement est devenu la seule constante dans les organisations », un manager ne doit-il pas, avant toute chose, appliquer à lui-même, le célèbre principe de l’oracle de Delphes ? N’est-ce pas la première connaissance à acquérir par un dirigeant que d’apprendre à gouverner ses propres transitions, pour les transcender vers des desseins plus élevés ?

« Connais-toi toi-même et tu changeras le monde ? »
Et si le « connais-toi-toi-même » pouvait nous embarquer au-delà des crises, à réussir notre transformation et contribuer à nous aider à basculer dans notre nouveau paradigme ?

Connais-toi toi-même, tu redécouvriras les valeurs universelles oubliées, et tu recouvriras peut-être en conscience un autre chemin … plus durable, plus écologique, plus profitable, …  à l’Homme.

C’est un beau chemin de conscience que je nous souhaite pour cette nouvelle année !

Très bonne année 2014, dans la paix et la lumière partagée

 

La  suite dans mon prochain  livre à paraître chez Inter-Editions / DUNOD, mi -2014 ! 

 

 

 

 

 



[1]Article De Mihaï Iulian DANCA (Montpellier, janvier 2013)  «  Connais-toi toi-même, de Socrate à Augustin.

10/06/13

Le leadership en 20 questions (suite Q.6)

Question 6 : pourquoi les entreprises d’aujourd’hui ont –elles plus qu’avant besoin de « managers leaders » ?

Suite des 5 questions précédentes : « quels impacts concrets du besoin de sens au niveau de l’entreprise et de son management »; « la différence entre un leader et un manager » et « quelle définition donner du leader et du leadership ».; « on met le leadership à toutes les sauces » ! « N’est-ce pas aujourd’hui aussi un phénomène de mode ? » « Pourquoi ce besoin de sens est-il si important ? »

Premièrement, notre besoin de vision au niveau professionnel est d’autant plus important en entreprise que les changements sont devenus permanents dans beaucoup de secteurs. Il y avait autrefois les méthodes de « conduite du changement », « basic » de tout outillage de management.

Puis sont venus s’ajouter la gestion des impacts humains en termes de communication, puis d’accompagnement des « transitions »… Puis, il a été question de promouvoir « l’agilité » permanente au changement… Et nous demandons maintenant à nos managers de le faire … sans stress !

Pour y répondre, le manager doit donc développer aujourd’hui une posture de  « leader porteur de sens »[1], visionnaire et coach … tout en prenant soin de lui-même…

Deuxièmement, nos organisations doivent devenir chaque jour de plus en plus souples et réactives pour s’adapter aux fluctuations incessantes des marchés. Certaines  entreprises aujourd’hui changent d’organisation presque tous les 6 mois ! Il faut donc des leaders « agiles », capables de gérer, voire de « tirer » ces transformations, sans être eux même trop déstabilisés, autrement dit, capables de leur apprendre à gérer leurs propres équilibres …

Enfin, troisièmement, comme chacun sait que ces organisations nécessitent davantage de management transversal. Sans l’appui d’un statut hiérarchique, le leadership apparaît donc comme le levier majeur pour s’imposer, faire avancer, réussir un projet ou une mission transverse.



[1] Les responsables porteurs de sens, Vincent Lenhardt, INSEP CONSULTING Éditions.

 

10/03/13

Le leader intuitif …

Trop d’informations, le degré d’incertitude, la vitesse des retournements de tendances …  rendent les décisions difficiles.

Dans un monde confiné dans le rationnel technique et financier, la puissance de l’intuition redonne au leader vitesse et créativité pour se mouvoir plus facilement dans la complexité, trouver de meilleures solutions et décider.

La célèbre citation...

Et si nous faisions davantage confiance à notre intuition ?

Pour la psychologie chinoise « l’intuition est à la fois une faculté mentale, un instinct et un sens. Elle est proche de la pensée méditative. Elle peut aussi être considérée comme une faculté extra sensorielle, donnant accès à l’infini du Tao »… (1)

Cultivons donc notre intuition…

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(1) Cours de psychologie chinoise –  Jocelyne Lemarchand -Mars 2013-D’après la psychologie Chinoise Xin Li ; – Traité de psychologie chinoise. Michel Deydier-Bastide (2)
(2) La psychologie traditionnelle chinoise Xin Li, dont le contenu est aussi originel que traditionnel, est issue des principes de la sagesse taoïste de la très ancienne première Chine et des connaissances acquises par la médecine chinoise à travers le temps. Cet ouvrage présente une psychologie humaniste résolument originale et, en même temps, formidablement porteuse d’espoir pour celui qui souhaite mieux connaître les méandres de l’esprit, pour celui qui souffre ou qui aspire à un bonheur réel. Il expose les mécanismes mentaux de façon analytique, dans une approche des processus spécifiquement psychologiques, conforme à l’universalité des principes originels du Tao. La physiopathologie de la psychologie traditionnelle chinoise, trop souvent réduite à l’étude des syndromes d’organe ou à la théorie des cinq éléments, est ici présentée dans son intégralité.